Un trou par ici, un trou par la… #traftnr

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Avec un tel titre de billet, je vais créer un buzz, ou bien une chanson avec ? Un trou par ici, un trou par la… « Un lavaka par si »

Et puis, n’est-il pas bien ringard comme il faut mon trou de titre (mon titre au trou, diraient certains) ? Des nids-de-poule partout en ville, oui, nous ne voyons que des trous sur les routes : bienvenue en pays du trou cyclique (euh, non, pas le tour cycliste, loin de là)

La saison cyclonique avec son lot de longues pluies en prime n’est pour ainsi dire pas le meilleur moyen de conserver sans trous (oui je parle de plus de cent trous aussi) les ruelles et routes de Madagascar. Aujourd’hui, circuler via les transports en commun (btax), les voitures privées, les motos (il y’en a qui n’ont pas froid aux yeux) n’est pas de doux repos. Les bouchons à rallonge montrent leur potentiel ravageur auprès des usagers et par corollaire, le retard au boulot devient une composante non négligeable pour justifier :

son retard de réveil,
sa coquetterie matinale,
son langoureux câlin pour la route,
son copieux petit-déjeuner sans doute,
sa gueule de bois de la veille,

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Tu es donc en ville et tu fais (pour les autres #SmDF, sans moyen de déplacement fixe, *fais* doit être remplacé par *subis*) coup de volant par ici, coup de volant par la, « coup de volant par si »… un slalom digne des courses de rallyes, entre les nids-de-poule avec une voiture qui entre nous soit dit, n’est pas du tout faite pour ce genre d’actions. Au fait, juste en passant, « nids-de-poule », pourquoi un nom si peu barbare pour qualifier ces trous qui gangrène ton budget en réparation, ton moyen de locomotion, ton support de travail, ton bien tout court.

Ne changeons pas de sujet et restons donc en ce trou, cette plaie que représente toujours ces trous pour l’automobiliste, on ne compte plus leur nombre dans la ville des milles, on ne compte plus également le nombre de trous (…bbbiiip…) qui n’ont pas eu la culotte assez épaisse pour déféquer (le synonyme de ce mot est … bbbiiip…) sur les pots-de-vin et donc de choisir les meilleurs matériaux de réparation de ces voies, qui je vous le confirme, ne sont pas royales du tout. Combien d’entreprises ayant pignon sur rue, se sont succédé dans des appels d’offres, et au final, nous gratifier d’un travail garanti jusqu’à la prochaine pluie; genre, tu vends de l’électroménager et tu dis à tes clients que l’utilisation normale de l’appareil pourra l’abîmer avant même que ta propre progéniture ne puisse l’utiliser dans les jours qui suivent l’achat.
Oui, le concept de « routes à jeter » vient de naître en pays Africain. Ces derniers se battent tous entre eux pour déterminer celui qui sera en queue de peloton, celui qui portera le bonnet d’âne (mais qui est donc cet âne ? ou est passé âne ?).

Aux abords de ces trous de villes, il y’a pourtant de la bonne volonté, prête a remblayer et réparer. Des gens qui y passent des journées entières plutôt que de rester chômeur chez soi. Oui, personne ne leur a rien demander, pourtant ils sont là (comme les aliens quoi) ;

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Ils sont bel et bien présents, jour après jour, ils sont là (pas les aliens, les bouche-trous ou encore boucheurs de trous, à vous de choisir) avec leur pelles, leur sacs de sable, leur briques en terre, en plein milieu de la chaussée; à faire quoi, me diriez-vous ? Simplissime voyons, à quémander un salaire, une participation de TOUs les automobilistes qui passent par ce (… bbbiiip …) de trou. Une nouvelle forme de mendicité est née et elle perdure à chaque trou, faisant de la ville un vaste territoire de trou perdu, que se partage plusieurs gangs dont certains peuvent intervenir en différents endroits le même jour qui plus est (pour palier au manque de sous d’un trou précèdent, peut être !). Au fil des jours, le constat est flagrant, les trous s’agrandissent, les trous sont partiellement bouchés, les trous et leurs boucheurs sont toujours et encore là, même en temps de pluie. Même cette célèbre société distribuant un liquide noir, gazeux et sucré envierai ce système égoïste et capitaliste de créer l’achat continuel d’un produit sans fournir une satisfaction clientèle (se faire payer pour rien, concept non révolutionnaire qui n’a jamais percé économiquement).

Pourquoi tant de trous ? Parce que la vie est ainsi faite et on y trouve de tout, car l’humain :

naît d’un trou
ne pense qu’au trou
n’est qu’un trou … bbbiiip
a plein de trous en lui
fini dans un trou

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